Partager l'article ! Défonçage : El Shaddai - Ascension of the Metatron: C'est bien, cet article, ça va te permettre de comprendre comme ça va se pas ...
C'est bien, cet article, ça va te permettre de comprendre comme ça va se passer, ici. D'un côté, va y avoir nous qui écrirons, et de l'autre toi qui lira. Tu gères ta partie du deal comme tu le sens. Bon, on préfèrerait que tu nous lises dans des vêtements virils mais corrects, ou en te touchant un peu les seins si t'es de sexe intéressant, mais en même temps, on peut pas vraiment t'obliger à quoique ce soit, hein, on est obligé de le reconnaître.
De notre côté du deal, ça va se passer comme ça. Suis bien les étapes, sinon tu vas être perdu.
1) On va choisir un jeu vidéo.
2) On va y jouer. Sache qu'à l'Appart, "jouer à un jeu", ça veut dire le platiner deux fois. Ou abandonner au bout du premier niveau, c'est selon.
3) On viendra ici et on expliquera pourquoi ce jeu bute.
OU
3) On viendra ici et on expliquera pourquoi ce jeu pue.
Ouais, parce que voilà. Selon nous, y'a en vrai que des jeux géniaux et des jeux pourris. Les jeux "moyens", ça n'existe pas. C'est juste une fausse expression pour désigner les jeux pourris. Et si c'est "selon nous", ça veut probablement dire que c'est une vérité à peu près universelle, alors ferme ta gueule si c'est pas pour dire "TKT".
Bon, on commence aujourd'hui avec un jeu développé par Ignition Entertainment (personne connaît) et sorti sur PS3 et 360. Ca s'appelle El Shaddai - Ascension of the Metatron, et on va pas faire durer le suspense, c'est complètement pourlingue. 0/1.
Le gros souci, déjà, c'est que ce jeu se fait passer depuis des mois pour un jeu "aaaaartistique". Non, merde, attendez, en fait, je retire ce ton méprisant. A l'Appart, on n'a rien contre les jeux artistiques, et on a inondé plusieurs caleçons sur Okami ou Shadow of the Colossus, comme tout le monde, pas de soucis. Sauf que là, ce jeu, El Shaddai, c'est pas un jeu artistique.
Voilà, toute le plan com du jeu est axé sur ce genre d'images, et te fait croire que tu vas foutre ton pad dans du Moebius en jeu-vidéo, que tu vas vivre une expérience émotionnelle et sensorielle unique. Mais trop pas. Ce que tu vas faire, en vrai, c'est jouer à un beat 'em all tout schlingué. T'as un bouton de coup, trois armes aussi peu maniables les unes que les autres, et à peine plus d'ennemis différents. Ils sont tous moches, et tes combos sont au nombre hallucinant de je-sais-pas-mais-genre-trois. La structure du jeu, tu la connais pour la pratiquer depuis ta première console : couloir, arène, combat. Couloir, arène, combat. Couloir, arène, combat. Ah, tiens, petite phase de plateforme en 2D pour toucher la bite des soi-disants rétrogamers de merde. Couloir, arène, combat. Couloir, arène, combat.
J'arrête, t'as compris. Ca tourne en boucle, dès le deuxième chapitre tu te demandes si tu viens pas de te faire enculer, et dès le troisième chapitre, t'as bien compris que si. C'est un beat 'em all d'un classicisme abusé, qui va se faire balayer par n'importe quel concurrent. Sérieux, prends n'importe quel autre beat 'em all, y'a neuf chances sur dix qu'il soit plus riche que cette daubasse.
On a dit que les ennemis étaient moches, hein ?
Bon, alors je vous entends d'ici, merdeux : "Ouaaaaais, mais on joue pas à un jeu comme El Shaddai pour la baston ! On y joue pour l'ambiance,
l'émotion !". Déjà, ta gueule. Si je voulais ton avis de fanboy, je serais allé sur un forum de jeuxvideo.com. Tiens, d'ailleurs, c'est exactement ce que je vais faire pour faire de la pub. Juste
histoire de troller. Juste parce qu'il est tard. TKT.
Ensuite, c'est faux. El Shaddai n'a pas d'ambiance, c'est une connerie promotionnelle. Oui, d'accord, son style graphique est original. Sauf qu'il ressemble en fait à un magazine de design immobilier. C'est moderne, lisse, sans aucune personnalité. T'en n'as rien à foutre, et tu ne ressens que de l'ennui à te balader là-dedans. Tu veux des jeux à ambiance ? Je sais pas, on t'en as cité deux plus hauts, et en plus récent t'as qu'à te faire Alice, ou sortir un Silent Hill. Tout ça c'est des jeux à ambiances. Des trucs où peu importe le gameplay (génial chez Okami ou SotC, sans intérêt chez Alice et Silent Hill), t'es pris dedans et tu vas au bout du délire sans regarder derrière toi ou regretter tes soixante-dix euros. Mais El Shaddai n'offre aucune émotion. Peut-être de l'ennui, à la rigueur. Mais je ne suis pas sûr que ce soit techniquement classable comme émotion.
Et puis y'a aussi ce deuxième mensonge sur le scénario : soi-disant c'est un truc biblique super mystique qui va grave remettre en question ce que tu penses du monde. Faux. Le scénario je vais te le raconter : t'incarnes un ange probablement homo, qui porte des jeans moulants et passe son temps torse nu pour se faire mater par son pote, qui lui rigole au téléphone portable en discutant avec Dieu. Parfois, tu poursuis des saucisses géantes, mais tu sais pas pourquoi et de toute façon tu t'en fous.
Ouais, en fait, outre les défauts de base du jeu, y'a eu une grosse erreur de com de la part de l'éditeur : El Shaddai n'est pas un
jeu "artistique", comme on nous le répète partout. C'est un jeu "whatthefuckesque", comme peuvent l'être Shadows of the Damned ou dans une certaine mesure
Bayonetta. S'il s'était présenté comme ça, El Shaddai aurait pu être un jeu honnête. Ce serait resté un jeu de merde, hein, mais un jeu de merde honnête. Mais
non. Il a voulu se faire passer pour l'artiste de la classe, alors qu'il n'était qu'un petit merdeux qui essaie vainement de faire rire les élèves avec ses vannes pourries et entendues mille
fois. Tocard, va.
Allez, ça va, on en a assez parlé. A jeter.
NOTE : 0/1.
Derniers Commentaires